Des réponses qui changent quelque chose.
Les questions que la plupart des gens apportent à un courtier hypothécaire portent sur les taux. Celles qui déterminent vraiment comment une hypothèque tourne sont rarement celles qu'on pense à poser. Une hypothèque qui convient et une autre qui étouffe doucement un ménage peuvent partir de la même demande. Ce qui les sépare, c'est une poignée de questions posées, ou sautées, au départ.
Information générale seulement. Une recommandation vient après la lecture de votre dossier.
I
Avant d'acheter votre première maison
Combien cette maison coûte-t-elle vraiment à habiter?
Le versement hypothécaire n'est qu'une ligne d'un budget mensuel qui comprend aussi les taxes foncières en Ontario ou les taxes municipales et scolaires au Québec, l'assurance, les services publics, l'entretien et les réparations imprévues. Bien des premiers acheteurs calculent le prix d'achat et la mise de fonds, puis découvrent le reste après le déménagement. Le chiffre qui compte est ce qui reste une fois tout cela payé. Un prêteur vous approuve selon une formule. Un ménage vit selon ses liquidités, et les deux se ressemblent rarement. Avant de faire une offre, vous devriez savoir ce que la propriété coûte à faire tourner dans un mois normal, et ce qu'un mois difficile fait à votre marge. Si la réponse franche est qu'il ne reste presque rien, ce n'est pas une maison que vous pouvez confortablement habiter, même si vous pouvez la financer.
Le prêteur m'a approuvé pour un montant. Devrais-je acheter à ce prix?
Rarement. Une préautorisation vous indique le maximum qu'un prêteur avancera. Elle ne dit rien du maximum que votre ménage peut porter confortablement. Ce sont deux chiffres différents, et l'écart entre les deux est l'endroit où loge une bonne partie du stress financier. L'approbation est un plafond. Prise pour une cible, elle vous pointe vers la propriété la plus chère à laquelle vous êtes admissible, généralement celle qui laisse le moins de place à tout le reste. Le bon montant à emprunter dépend de ce que votre vie coûte, de ce qui change dans les prochaines années et de la marge que vous voulez garder quand l'imprévu arrive. Nous vous aidons en partant de vos liquidités et en remontant vers un chiffre qui leur convient.
D'où vient le chiffre de ma préautorisation?
La plupart des prêteurs utilisent une formule simple. Bien des préautorisations sur le marché sont conditionnelles d'une façon que l'emprunteur ne soupçonne pas. Une garantie de taux et une estimation rapide du revenu, ce n'est pas un dossier dont les documents ont été lus et le revenu vérifié. C'est quand l'offre est déposée et que la vraie souscription commence que les conditions font surface. Une préautorisation qui n'a jamais été vraiment révisée peut s'effondrer au pire moment. Une préautorisation devrait vouloir dire quelque chose quand vous êtes en concurrence pour une propriété. La nôtre, oui. Nous lisons les documents, nous vérifions le revenu comme un prêteur le fera, et nous repérons les problèmes pendant qu'il reste du temps pour les régler. Demandez à n'importe quel courtier sur quoi repose vraiment sa préautorisation. La réponse vous dira ce qu'elle vaut.
Mes parents m'offrent de cosigner. Comment ça fonctionne?
Un cosignataire est ajouté à la fois à l'hypothèque et au titre de propriété, et il est admissible avec vous grâce à son revenu et à son crédit. C'est le plus souvent un membre de la famille, et c'est un véritable engagement juridique. Le cosignataire est solidairement responsable de la dette hypothécaire, son crédit est touché par la façon dont l'hypothèque est honorée, et si les versements cessent, c'est lui qui répond. Cela mérite une vraie conversation, pas un service rendu à la légère. Bien menée, une cosignature est un pont temporaire, pas une entente permanente. Quand elle comble un écart de documentation, comme un revenu qui augmente mais ne figure pas encore sur une déclaration de revenus, elle peut souvent être structurée pour se terminer dans un an ou deux, une fois que vos propres chiffres d'admissibilité ont rattrapé le retard et qu'un refinancement retire le cosignataire proprement. Le travail consiste à s'assurer que tout le monde comprend la même entente dans les mêmes termes avant que quiconque signe.
Comment fonctionne une mise de fonds reçue en don, et qu'exige le prêteur?
Une mise de fonds reçue en don, c'est de l'argent donné par un parent ou un proche. Le prêteur exigera une lettre de don signée confirmant qu'il ne s'agit pas d'un prêt, ainsi qu'une preuve que les fonds ont été reçus. Une hypothèque avec don d'équité fonctionne autrement : quand un membre de la famille vous vend une propriété sous sa valeur marchande, la différence entre le prix de vente et la valeur évaluée peut compter comme votre mise de fonds si elle est correctement documentée. Bien fait, le don d'équité est l'une des façons les plus efficaces de transmettre un patrimoine d'une génération à l'autre. Fait sans la bonne structure, il crée des problèmes autant pour le donateur que pour le bénéficiaire. La paperasse, l'encadrement juridique et le produit hypothécaire qui finance le reste doivent tous s'aligner. Nous faisons cette structuration pour que le don fasse ce qu'il est censé faire.
Comment les courtiers sont-ils payés?
Sur la plupart des dossiers résidentiels, le prêteur verse à l'entreprise de courtage hypothécaire une rémunération de placement au déboursement du prêt. Vous ne nous payez pas directement. Sur certains dossiers, le plus souvent commerciaux ou structurellement complexes, l'entreprise de courtage hypothécaire facture plutôt des honoraires : divulgués par écrit et convenus avant tout travail. Dans les deux cas, la rémunération ne décide pas de la recommandation. La divulgation complète se trouve sur notre page Avis juridiques.
II
Choisir la bonne hypothèque
Taux fixe ou taux variable : lequel me convient?
Pas en devinant où s'en vont les taux. C'est la version de la question que tout le monde pose, et la moins utile. Une hypothèque à taux fixe et une hypothèque à taux variable diffèrent par plus que le mouvement du chiffre. Elles diffèrent par le calcul de la pénalité si vous rompez le prêt avant terme, par la façon dont le taux vous suit si vous déménagez, et par ce qui arrive à vos liquidités quand les taux bougent. Le bon choix découle de votre situation, pas d'une prévision. Combien de temps vous comptez garder l'hypothèque, la probabilité d'un déménagement ou d'un changement avant la fin du terme, et le degré de stabilité des versements dont votre ménage a besoin. Parfois, le taux fixe mérite son coût par la stabilité des versements. Parfois, le taux variable mérite sa place par la pénalité plus petite et la souplesse en plus. Nous partons de vos objectifs, nous nommons les compromis de chaque côté, et nous laissons la décision découler de votre vie.
Le taux le plus bas est-il toujours la meilleure affaire?
Pas toujours. Le taux est le chiffre le plus facile à comparer, ce qui explique qu'il attire le plus d'attention. C'est un facteur parmi d'autres, et les autres peuvent coûter plus que ce que le taux fait économiser. Les taux promotionnels et les offres de remise en argent viennent généralement avec des conditions. Rompez l'hypothèque avant terme et vous pourriez rembourser une bonne partie de ce que vous avez reçu. Certains prêteurs lient leurs bas taux à la vente d'autres produits ou à des conditions qui limitent discrètement ce que vous pourrez faire plus tard. Il n'y a pas d'argent gratuit dans le prêt. Quand quelque chose est offert au départ, le coût se cache généralement dans les petits caractères ou un peu plus loin sur la route. La vraie question n'est pas de savoir quel taux est le plus bas aujourd'hui. C'est ce que le produit au complet vous coûte sur le terme, y compris les parties qui ne comptent que si votre vie change. Sur 25 ans, elle changera.
Comment fonctionne le transfert d'une hypothèque quand j'achète une nouvelle propriété?
Beaucoup de gens supposent que s'ils déménagent, leur prêteur transférera l'hypothèque à la nouvelle propriété sans friction. Certains le font. Mais la transférabilité se fait aux conditions du prêteur, et le taux offert sur la nouvelle portion n'est pas toujours concurrentiel. Si vous faites aussi face à une pénalité élevée pour rompre le prêt avant terme, vous pouvez vous retrouver dans une position difficile : refuser de payer la pénalité et accepter le taux que le prêteur propose, faute de marge pour aller ailleurs. La façon d'éviter cela est de choisir votre produit hypothécaire en sachant qu'un déménagement est possible. Peser la transférabilité et le calcul des pénalités avant de signer, et non quand vous essayez déjà de déménager, c'est ce qui garde vos options ouvertes. Une hypothèque avec de la souplesse intégrée vaut la peine d'être payée. Une hypothèque qui limite vos choix vaut la peine d'être évitée.
III
Quand votre revenu ne cadre pas avec l'admissibilité hypothécaire standard
Je suis travailleur autonome et mon revenu paraît petit sur papier. Serai-je approuvé?
Généralement oui, mais pas comme vous l'imaginez. La plupart des grandes banques lisent un seul chiffre : le revenu net après déductions. Pour un emprunteur travailleur autonome dont la déclaration de revenus est bâtie pour l'efficacité fiscale, ce chiffre sous-estime ce que le ménage gagne réellement, parfois de beaucoup. Ce n'est pas un défaut dans la façon dont vous menez votre entreprise. C'est l'écart entre une déclaration rédigée pour réduire l'impôt et une déclaration qu'une banque sait lire. D'autres prêteurs évaluent le revenu des travailleurs autonomes autrement. Ils regardent le revenu brut, les rajouts, les bénéfices non répartis et les flux de trésorerie réels de l'entreprise, et ils produisent des chiffres d'admissibilité qui reflètent la réalité. Savoir à quel prêteur présenter un dossier de travailleur autonome, c'est la moitié du travail. Bien lire les documents et présenter le revenu comme ce prêteur a besoin de le voir, c'est l'autre moitié.
Mon comptable garde mon revenu bas pour l'efficacité fiscale. Est-ce que ça nuit à mon admissibilité?
Ça peut, et c'est l'un des conflits les plus fréquents dans les dossiers de travailleurs autonomes. Votre comptable fait exactement le bon travail : structurer votre revenu pour qu'il soit fiscalement efficace. Mais les mêmes choix qui réduisent votre facture d'impôt peuvent faire paraître votre revenu instable ou trop petit aux yeux d'un prêteur. Deux professionnels qui font du bon travail, en tirant dans des directions opposées. La solution n'est pas de payer trop d'impôt. C'est de planifier à l'avance. Quand nous savons qu'une demande d'hypothèque s'en vient, nous pouvons ajuster la façon dont le revenu est déclaré avant la fin de l'année, juste assez pour présenter un portrait clair au prêteur sans sacrifier l'efficacité fiscale qui compte. Le moment de le faire n'est pas trois semaines avant le dépôt d'une offre. C'est tôt, pendant qu'il reste de la place pour bâtir les deux côtés à dessein. Nous travaillons à cette intersection, en traduisant ce dont un prêteur a besoin en quelque chose que votre comptable peut planifier.
La banque me dit que je ne suis pas admissible. Est-ce que ça veut dire que je n'en ai pas les moyens?
Pas nécessairement. Quand une grande banque refuse une demande d'hypothèque, cela veut généralement dire que vous n'êtes pas admissible selon ses lignes directrices. Ce n'est pas la même chose que de ne pas avoir les moyens de la propriété. Les prêteurs conventionnels lisent le revenu de façon étroite, surtout à partir de vos déclarations de revenus. Si votre force financière se trouve là où ces règles ne regardent pas, dans une société par actions ou dans des flux de trésorerie qui n'apparaissent pas sur une T1, la réponse est non, même quand l'argent est manifestement là. Il existe une catégorie de prêteurs conçue précisément pour cette situation. Les prêteurs alternatifs évaluent les demandes à partir des relevés bancaires de l'entreprise, du bénéfice de la société ou d'un portrait plus complet de vos finances. Ils coûtent un peu plus cher, et ce compromis doit être nommé franchement dès le départ. Bien utilisée, une hypothèque chez un prêteur alternatif est une étape délibérée et limitée dans le temps : vous installer dans la propriété maintenant, avec un passage prévu au taux conventionnel une fois que votre portrait d'admissibilité le permet.
Ai-je besoin d'une hypothèque commerciale pour acheter une propriété par l'entremise de mon entreprise?
Pas toujours, et le tenir pour acquis peut coûter cher. Une hypothèque commerciale vient avec des frais initiaux importants : évaluation, frais juridiques, frais de demande et frais du prêteur, qui peuvent atteindre des milliers de dollars avant même le déboursement. Les petites entreprises s'engagent souvent dans un processus commercial sans bien comprendre ce qu'il implique. Parfois, l'hypothèque commerciale est la bonne et la seule voie. Mais pas toujours. Une partie de notre façon d'aborder ces dossiers consiste à regarder votre situation financière personnelle en parallèle avec l'entreprise, parce que dans certains cas, la réponse la plus propre est de financer l'achat personnellement et de transférer le capital dans la société plutôt que de lancer tout un processus commercial. Cette décision dépend des chiffres, de la propriété et de la structure de l'entreprise. Ce qui compte, c'est que ce soit un choix délibéré, pris après avoir regardé les deux options, et non un réflexe déclenché par le mot commercial.
IV
Quand vous êtes déjà propriétaire
Ma lettre de renouvellement est arrivée. Est-ce que je la signe?
Pas sans un second regard. Une lettre de renouvellement est rédigée aux conditions du prêteur : le taux, le terme et la structure qu'il a décidé de vous proposer. La signer par défaut revient à accepter les trois sans se demander s'ils conviennent encore. Cinq ans, c'est long dans la vie d'un ménage. Le revenu, les dettes, les projets et le marché ont tous bougé depuis la mise en place de l'hypothèque. Le renouvellement est le seul moment de la vie d'une hypothèque où une restructuration est possible sans pénalité. Nous commençons la révision environ six mois avant l'échéance, en regardant les liquidités, les dettes, les objectifs et ce que le marché offre. Parfois, la bonne réponse est de rester chez votre prêteur; parfois, c'est de changer. Dans les deux cas, ce doit être un choix.
Devrais-je consolider mes dettes dans mon hypothèque?
Peut-être, et la réponse dépend de la situation financière dans son ensemble, pas seulement des taux d'intérêt. Rouler des dettes de consommation coûteuses dans une hypothèque à taux plus bas peut libérer beaucoup de liquidités chaque mois, et cet instinct est souvent le bon. Mais déplacer une dette à court terme sur un amortissement de 25 ans peut coûter plus cher avec le temps si c'est fait sans plan, et cela ne règle pas la raison pour laquelle la dette s'est accumulée. La bonne approche regarde tout en même temps : l'hypothèque, les marges de crédit, les soldes de cartes de crédit, toute autre dette, et là où votre ménage cherche vraiment à aller. Parfois, un refinancement de consolidation est clairement la meilleure structure; parfois, non.
De quel type d'hypothèque ai-je besoin pour un immeuble à revenus au Canada?
Cela dépend de l'immeuble et de la façon dont vous le détenez. La règle générale : à partir de cinq logements, on passe du financement résidentiel au financement commercial, ce qui signifie un autre bassin de prêteurs et un prix plus élevé. C'est le cas chez la plupart des prêteurs, mais pas tous. Quelques-uns acceptent un petit immeuble à logements multiples en hypothèque résidentielle, ce qui change le prix et la façon dont le revenu locatif est évalué. Un dossier résidentiel peut s'appuyer sur votre force financière personnelle; un dossier commercial exige que l'immeuble se porte lui-même. Un détail façonne une bonne partie de tout cela : l'immeuble est-il détenu en votre nom personnel ou dans une société de portefeuille? La détention personnelle garde ouvertes des options résidentielles qu'une société ferme par défaut, peu importe le nombre de logements. Il existe des raisons fiscales et de responsabilité légitimes d'utiliser une société de portefeuille, mais ce n'est pas une décision neutre du point de vue du financement. Il vaut la peine de comprendre le compromis avant de le figer.
V
Quand la vie change le plan
Je traverse un divorce. Ai-je besoin de 20 % de mise de fonds pour racheter la part de mon ex-conjoint et garder la maison?
Rarement. On dit à bien des gens qu'il leur faut une mise de fonds de 20 % pour racheter la part de l'ex-conjoint, mais il existe un programme hypothécaire conçu précisément pour cette situation. Une hypothèque assurée de rachat de part entre conjoints permet au conjoint qui reste de refinancer jusqu'à 95 % de la valeur de la maison, à condition que les fonds supplémentaires servent au rachat. Le programme existe justement parce qu'un refinancement standard ne peut pas s'étirer assez pour couvrir à la fois le solde hypothécaire existant et le paiement au conjoint. Le compromis, c'est l'assurance hypothécaire, un coût réel ajouté au solde; mais dans un dossier où l'autre option est de vendre la résidence familiale et de tout bouleverser davantage, elle mérite généralement sa place. Une séparation ne devrait pas obliger à une vente forcée. La bonne structure hypothécaire, bien coordonnée avec vos conseillers juridiques, peut rendre cela possible.
Mes parents veulent me vendre leur maison sous la valeur marchande. Quelle est la façon intelligente de procéder?
Structurez la transaction comme une hypothèque avec don d'équité, pas seulement comme une vente à rabais. Les familles font ce genre de transfert régulièrement, généralement avec de bonnes intentions. Le réflexe est d'acheter au prix réduit et de passer à autre chose. Ça fonctionne, mais ça laisse de la valeur sur la table. Quand une maison est vendue au sein d'une famille sous sa valeur évaluée, la différence peut être documentée comme un don d'équité. Vous pouvez alors emprunter sur la pleine valeur marchande de la propriété, le don faisant office de mise de fonds. Bien menée, cette structure libère de la marge pour faire plus que compléter l'achat : rembourser d'autres dettes, remettre vos liquidités d'aplomb ou restructurer vos finances en une seule transaction. Un compromis mérite d'être nommé ouvertement. Un prix d'achat officiel plus élevé peut signifier un peu plus de droits de cession immobilière en Ontario, ou de droits de mutation (la « taxe de bienvenue ») au Québec. Bien faite, ce type de transaction accomplit bien plus qu'une vente ordinaire.
Je suis à la retraite avec beaucoup de valeur nette dans ma maison, mais peu de revenus. Comment utiliser cette valeur sans vendre?
Pour un propriétaire dont la valeur nette est importante mais le revenu limité, un refinancement conventionnel ou une marge de crédit hypothécaire peut être inaccessible à cause de l'admissibilité fondée sur le revenu. L'hypothèque inversée est le produit conçu pour cette situation. Elle transforme la valeur nette de la maison en liquidités, sans versements mensuels et sans admissibilité fondée sur le revenu, et vous gardez la maison. Une hypothèque inversée coûte plus cher qu'une hypothèque conventionnelle; ce n'est donc pas la bonne réponse pour tout le monde. Pour un retraité qui a beaucoup de valeur nette et peu de revenus, peu de produits font le même travail. Elle peut aussi servir, de façon réfléchie, à transmettre de l'argent à la prochaine génération plus tôt plutôt que par succession. La vraie question est de savoir si le produit convient à votre situation précise. Nous y répondons franchement : nous le recommandons quand il convient et nous le déconseillons quand il ne convient pas.
VI
Acheter de l'autre côté de la rivière : l'Ontario et le Québec
Acheter une maison, est-ce la même chose en Ontario et au Québec?
L'analyse financière est semblable des deux côtés de la frontière provinciale. Les ratios utilisés par les prêteurs ne changent pas beaucoup entre l'Ontario et le Québec. Le processus d'achat, lui, change, et cette différence prend les gens de court. En Ontario, vous pouvez acheter une propriété sans condition, sans avoir à prouver d'abord que votre financement est en place. Au Québec, vous disposez généralement d'une dizaine de jours ouvrables pour produire une lettre d'approbation finale avant la levée de vos conditions. Le dossier doit être complet, avec les documents reçus, le revenu vérifié et l'approbation confirmée dans ce délai, sinon la transaction est à risque. En Ontario, la clôture se fait chez l'avocat. Au Québec, elle se fait chez le notaire. Nous détenons un permis en Ontario et un certificat au Québec, et nous exerçons dans les deux provinces : votre dossier est traité comme il se doit pour la province où vous achetez.
J'habite d'un côté de la rivière et je veux acheter de l'autre. Pouvez-vous m'aider?
Oui. C'est l'une des situations les plus fréquentes dans la région d'Ottawa et de Gatineau, et nous sommes faits pour elle. La règle qui compte : la province où se trouve la propriété détermine généralement sous quel permis le dossier est traité. Une maison au Québec passe par notre certificat québécois, avec votre notaire; une maison en Ontario, par notre permis ontarien, avec votre avocat. Comme nous détenons les deux, acheter de l'autre côté de la rivière ne veut pas dire recommencer avec un courtier qui ne connaît qu'un seul côté. Nous traitons les dossiers ontariens par BRX Mortgage Inc. et les dossiers québécois par BRX Hypothèque inc., dans la langue que vous préférez, et nous le faisons constamment pour des clients qui passent d'une province à l'autre.
Qui conclut l'achat en Ontario et au Québec, et qu'est-ce que ça change pour l'hypothèque?
En Ontario, votre avocat conclut l'achat et enregistre l'hypothèque. Au Québec, votre notaire reçoit l'acte de vente et l'acte d'hypothèque, généralement le même jour, et garde les fonds en fidéicommis jusqu'à la publication des deux. Pour le dossier, la différence est une question de délais. Le prêteur envoie ses instructions à votre avocat en Ontario et à votre notaire au Québec. Nous nous assurons qu'elles arrivent à temps pour la date que vous avez signée.
Quels frais de clôture diffèrent entre l'Ontario et le Québec?
Le droit de transfert est le plus important. En Ontario, la province perçoit des droits de cession immobilière, payés le jour de la clôture, et les premiers acheteurs peuvent demander un remboursement pouvant atteindre 4 000 $. Au Québec, la municipalité perçoit des droits de mutation immobilière, mieux connus sous le nom de « taxe de bienvenue ». La facture arrive après la clôture et est payable dans un délai de trente à quatre-vingt-dix jours selon la municipalité, sans remboursement provincial pour les premiers acheteurs. Le Québec exige aussi un certificat de localisation préparé par un arpenteur-géomètre, que le vendeur fournit habituellement. En Ontario, on s'appuie généralement sur l'assurance titres plutôt que sur un arpentage. Nous intégrons les deux à l'analyse des liquidités pour que le jour de la clôture ne réserve aucune surprise.
Les documents de copropriété sont-ils les mêmes en Ontario et au Québec?
Non. En Ontario, l'association condominiale délivre un certificat d'information dans les dix jours suivant la demande, et votre avocat le lit avant la levée de la condition. Au Québec, le syndicat de copropriété fournit la déclaration de copropriété, les états financiers et, depuis août 2025, une attestation écrite sur l'état de l'immeuble. Les prêteurs lisent ces documents eux aussi. Un fonds de prévoyance trop mince ou une cotisation spéciale change le dossier. Envoyez-les-nous dès que vous les avez.
VII
Nouvel arrivant au Canada
Serai-je admissible à une hypothèque canadienne comme nouvel arrivant ou résident temporaire?
Souvent oui, avec le bon prêteur et la bonne préparation. Les acheteurs détenteurs d'un permis de travail font face à des exigences précises que la plupart des gens ne voient pas venir. Les prêteurs et les assureurs hypothécaires, la SCHL, Sagen et Canada Guaranty, fixent des conditions liées au type de permis et au temps passé à travailler au Canada. Certains prêteurs offrent des programmes conçus précisément pour les nouveaux arrivants détenteurs d'un permis de travail. Certaines situations exigent aussi une mise de fonds plus élevée selon le statut d'immigration et la propriété. Comme les règles varient d'un prêteur à l'autre et changent avec le temps, c'est un cas où il importe de confirmer les exigences en vigueur avec un courtier qui les suit. Pour tout ce qui touche le statut d'immigration, les autorités gouvernementales compétentes devraient aussi être consultées directement. Un permis de travail ne ferme pas la porte à l'achat d'une maison au Canada. Cela veut dire que le dossier doit être bâti selon les exigences qui s'y appliquent.
J'ai économisé une mise de fonds, mais je suis nouvel arrivant au Canada. Quelles sont les prochaines étapes?
Avoir une mise de fonds n'est que la moitié de ce que les prêteurs demandent. Ce que les nouveaux arrivants oublient le plus souvent, ce sont les antécédents de crédit canadiens. Vos économies peuvent être prêtes pendant que votre profil de crédit est mince ou joue contre vous, et les prêteurs évaluent les deux. L'erreur la plus fréquente ressemble à ceci : vous arrivez, vous obtenez une carte de crédit, vous montez le solde et vous le laissez là. Ce que bien des nouveaux arrivants ignorent, c'est qu'un solde élevé par rapport à la limite nuit à la cote de crédit, même si vous faites vos paiements. Le solde doit être remboursé régulièrement, pas seulement porté. Résultat : les économies grandissent, le permis de travail ou la résidence permanente arrive, mais les antécédents de crédit ne sont pas assez solides pour soutenir l'hypothèque. Bâtir un crédit canadien comme il faut prend des mois, et c'est pourquoi il faut commencer bien avant le moment prévu de l'achat. Nous vous expliquons ce que les prêteurs recherchent et comment bâtir votre profil de crédit correctement, pour qu'il ne devienne pas ce qui retient une demande d'hypothèque autrement solide.
